{"id":4532,"date":"2021-04-06T04:08:18","date_gmt":"2021-04-06T04:08:18","guid":{"rendered":"https:\/\/test.iirhd.com\/?p=4532"},"modified":"2026-08-18T01:42:45","modified_gmt":"2026-08-18T01:42:45","slug":"la-resilience-parlons-en","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.iirhd.com\/fr\/articles\/psychologie\/la-resilience-parlons-en\/","title":{"rendered":"La r\u00e9silience, parlons-en !"},"content":{"rendered":"<div  class='flex_column av-av_one_full-2d22dc0500e159f2b39fe7a147caf14c av_one_full  avia-builder-el-0  avia-builder-el-no-sibling  first flex_column_div  '     ><section  class='av_textblock_section av-mqbu465q-a3623951c4c15447cd6b4899c44f6537 '   itemscope=\"itemscope\" itemtype=\"https:\/\/schema.org\/BlogPosting\" itemprop=\"blogPost\" ><div class='avia_textblock'  itemprop=\"text\" ><p>Le concept de \u00ab r\u00e9silience \u00bb est maintenant clairement int\u00e9gr\u00e9 dans le langage populaire. Dans cette soci\u00e9t\u00e9 de consommation de l\u2019information, nous en avons tous entendu parler.<\/p>\n<p>Pourtant, il n\u2019est pas rare de constater que ce terme reste assez flou pour un grand nombre de personnes.<\/p>\n<h2>Finalement, qu\u2019est-ce donc que ce concept magique ?<\/h2>\n<p>Il existe un certain nombre de d\u00e9finitions qui diff\u00e8rent en fonction des positions th\u00e9oriques, ce qui participe \u00e0 la difficult\u00e9 que nous avons de le circonscrire. C\u2019est avant tout un concept riche en possibilit\u00e9 et potentialit\u00e9 ; et qui a l\u2019avantage de mettre en avant les ressources individuelles de chacun.<\/p>\n<p>En vulgarisant, nous pouvons dire que la r\u00e9silience est notre facult\u00e9 de rebondir face \u00e0 des grosses difficult\u00e9s de vie ou traumatismes, notre capacit\u00e9 \u00e0 mettre en place nos ressources pour se reconstruire face \u00e0 l\u2019adversit\u00e9.<\/p>\n<p>Pour parler de r\u00e9silience, il faut donc la confrontation \u00e0 un \u00e9v\u00e8nement v\u00e9cu comme traumatique dans la subjectivit\u00e9 de la personne. C\u2019est un processus complexe, dynamique, et surtout de reconstruction.<\/p>\n<p>Il ne s\u2019agit donc pas de \u00ab redevenir comme avant \u00bb ni m\u00eame de se transformer en un \u00ab super humain invincible \u00bb mais plut\u00f4t, comme le cite tr\u00e8s pertinemment Humbeck (2015), d\u2019arriver \u00e0 un \u00ab n\u00e9o-d\u00e9veloppement \u00bb qui permet de trouver une nouvelle mani\u00e8re de fonctionner gr\u00e2ce \u00e0 un r\u00e9el travail du sens.<\/p>\n<p>Elle peut \u00eatre pr\u00e9sente chez chacun de nous tout en se d\u00e9pliant diff\u00e9remment. Elle est certes favoris\u00e9e par des exp\u00e9riences positives et un style d\u2019attachement s\u00e9curisant durant l\u2019enfance mais reste<br \/>\n\u00e9volutive tout au long de l\u2019existence. Ainsi, \u00ab Chaque \u00eatre humain est n\u00e9 avec une capacit\u00e9 inn\u00e9e de r\u00e9silience, car il existe en lui une tendance inn\u00e9e \u00e0 la croissance et au d\u00e9veloppement. \u00bb (Rufo M., In Poletti and Dobbs, 2017).<\/p>\n<h2>Qu\u2019est-ce qui favorise la r\u00e9silience ?<\/h2>\n<p>La r\u00e9silience est rendue possible gr\u00e2ce \u00e0 divers \u00ab facteurs de r\u00e9silience \u00bb. Parmi ceux-ci, nous pouvons citer les ressources internes de la personne, ses exp\u00e9riences de vie constructives, un entourage s\u00e9curisant et soutenant, parfois m\u00eame un accompagnement professionnel pour la stimuler. Elle doit \u00eatre initi\u00e9e par le sujet lui-m\u00eame afin de lui permettre d\u2019\u00eatre auteur et acteur de son propre processus de changement.<\/p>\n<p>Parmi les facteurs de r\u00e9silience externes, les \u00ab tuteurs de r\u00e9silience \u00bb ont un r\u00f4le pr\u00e9pond\u00e9rant. Ce sont des personnes qui, par leur attitude, leur comportement, l\u2019image qu\u2019elles vont renvoyer de la<br \/>\npersonne, vont \u00eatre des facilitateurs dans ce processus de reconstruction. Ces derni\u00e8res peuvent faire partie des sph\u00e8res familiale, sociale, \u00e9ducative, professionnelle, ou encore \u00eatre un accompagnant de la sant\u00e9.<\/p>\n<h2>En conclusion\u2026<\/h2>\n<p>Certes, nous ne connaissons pas encore toute la dynamique du processus de r\u00e9silience et sa d\u00e9finition reste polys\u00e9mique. Ce concept reste parfois un joli fourre-tout et sa forte m\u00e9diatisation peut \u00eatre \u00e0 double tranchant. Elle peut entrainer une fausse croyance darwiniste ou seules les personnes faisant preuve de r\u00e9silience pourront s\u2019en sortir. Il est de ce fait important de rappeler que la r\u00e9silience n\u2019est pas un \u00e9tat de fait, fixe et rigide, mais un processus dynamique dont le potentiel se trouve en chacun de nous \u00e0 diff\u00e9rents moments de notre vie.<\/p>\n<p>Par ailleurs, c\u2019est un concept multifactoriel et riche dans toute sa complexit\u00e9. Sa plasticit\u00e9 permet une ouverture du champ des possibles et une vision holistique. Nous pouvons affirmer que ce concept permet de changer de regard sur les possibilit\u00e9s de reconstruction d\u2019une personne apr\u00e8s un traumatisme, de croire \u00e0 ses ressources internes et capacit\u00e9s de reconstruction. En cela, il nous semble indissociable du travail d\u2019accompagnement dans le secteur victimologique.<\/p>\n<p>R\u00e9becca Saintes<br \/>\nPsychologue clinicienne<br \/>\n__________________________________________________________________________________<br \/>\nSource :<br \/>\nCyrulnik B, Delage M. (2010). Famille et R\u00e9silience. Editions Odile Jacobs.<br \/>\nCyrulnik B.(1999). Un merveilleux malheur. Editions Odile Jacobs.<br \/>\nHumbeecq B. (2015). De blanche neige \u00e0 Harry Potter, des histoires pour rebondir : La r\u00e9silience en question.<br \/>\nEditions Mols.<br \/>\nManciaux M. and co (2001). La r\u00e9silience, r\u00e9sister et se construire. Editions M\u00e9decine et Hygi\u00e8ne, coll. \u00ab Cahiers m\u00e9dicaux-sociaux \u00bb.<br \/>\nPoletti R., Dobbs B.(2017). La r\u00e9silience, l\u2019art de rebondir. Editions Jouvence.<\/p>\n<\/div><\/section><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":5,"featured_media":4533,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[93,94],"tags":[],"class_list":["post-4532","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-psychologie","category-scientifique"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.iirhd.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4532","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.iirhd.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.iirhd.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.iirhd.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.iirhd.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4532"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.iirhd.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4532\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4535,"href":"https:\/\/www.iirhd.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4532\/revisions\/4535"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.iirhd.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4533"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.iirhd.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4532"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.iirhd.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4532"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.iirhd.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4532"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}